Prendre soin de soi par l'art-thérapie analytique à Paussac-St Vivien et Périgueux

Je conçois avant tout l’art-thérapie comme une pratique de soin psychique qui engage la parole et le corps.


La parole est le corps. Ils ne sont pas dissociés, ni dissociables. Quel message véhiculerait une parole, sans les émotions, les tonalités de la voix, les mimiques posturales, gestuelles ou celles du visage ?


L’art-thérapie est souvent décrite comme une thérapie non-verbale. C’est omettre de préciser que les mots, la parole du thérapeute ou son silence accompagne l’expression du patient. Comme en sculpture, le plein, le vide vont de paire.


L'atelier d’art-thérapie, en particulier, est avant tout un lieu d’expérimentation. Je ne demande pas aux patients de créer en vue d’un résultat attendu. Dans ma pratique, je constate que l’envie de créer et l'acte de création sont des effets de la thérapie, y compris chez des personnes qui n’ont jamais « appris » ou qui n’en n’ont jamais eu le désir auparavant. Je mise sur un lieu, un accueil et du matériel simple d’accès pour se raconter et être ouvert à l’imprévu, la surprise ; être attentif à ce qui se dit quand cela se parle, y compris à travers une recherche gestuelle ou symbolique.


Nous sommes à l’écoute, en recherche, pas dans un système ré-éducatif qui proposerait des exercices en vue d’un résultat préconçu.


Ici, en libéral, les personnes viennent de leur plein gré. Elles sont accompagnées en vue de trouver/créer comment comprendre la situation difficile qu’elles traversent, se comprendre au sens de se prendre en compte suffisamment pour nourrir des ressources fertiles qui vont leur permettre de vivre une vie satisfaisante. On ne gomme pas ni tout d’un coup, ni totalement, la tristesse, certaines peurs ou traumatismes. Mais on peut apprendre progressivement à les reconnaître, les sentir en soi, découvrir comment les rendre moins influents et commencer à entrevoir d’autres perspectives qui jusqu’alors demeurées cachées, mais en attente de se dire ou de se trouver.